Le commerce électronique en Tunisie
Convaincu de la nécessité de s’adapter aux mutations économiques internationales et de tirer le maximum de profit des nouvelles technologies de communication, Son Excellence le Président Zine El Abidine Ben Ali a ordonné, en novembre 1997, la création d’une Commission Nationale du Commerce Electronique, placée sous l’égide du Ministère des Technologies de Communication et du Transport et du Ministère du Commerce , Cette commission a été chargée d’étudier le sujet sous ses différents aspects.
A cet effet, des groupes de travail ont été constitués, regroupant les différents départements et organismes concernés ainsi que le secteur privé, afin d’étudier en profondeur les différents aspects du commerce électronique et de l’adapter à notre contexte économique et social :
Les aspects opérationnels et commerciaux du commerce électronique ;
Les aspects financiers et fiscaux ;
Les aspects juridiques et réglementaires ;
Les aspects liés à la sécurité des transactions électroniques ;
Les aspects techniques ;
La sensibilisation et la formation ;
Les expériences pilotes.
Des mesures visant à mieux saisir les opportunités de ce commerce et à ouvrir les perspectives devant les entreprises tunisiennes dans le monde virtuel des échanges des biens et services, ont porté notamment sur :
La facilitation des opérations d’exportation en utilisant les nouvelles technologies de communication ;
La mise en œuvre d’une expérience pilote ;
L'adoption d’un programme de sensibilisation à l’échelle nationale et régionale ;
Le suivi des évolutions du sujet à l’échelle internationale.
Principaux objectifs pour s’intégrer dans le commerce électronique :
Améliorer la compétitivité des entreprises tunisiennes ;
Favoriser et permettre l’accès à de nouveaux marchés ;
S’insérer dans les circuits de distribution à l’étranger ;
Maximiser les marges commerciales tunisiennes par la réduction des intermédiaires ;
Promouvoir de nouveaux services et produits à l’export ;
Créer de nouvelles filières pour l’emploi des diplômés.
La stratégie adoptée
Trois principes de base fondent la stratégie nationale dans le domaine de l’introduction du commerce électronique, à savoir :
1. Le renforcement de la confiance des utilisateurs, par la mise en place d’un cadre juridique adéquat présentant les garanties nécessaires et requises ;
2. Amélioration de l’infrastructure afin d’assurer l’accès universel et abordable à l’information et par conséquent garantir l’expansion du commerce électronique dans notre pays ;
3. Optimiser les avantages par une utilisation généralisée de la part des entreprises, des consommateurs et des institutions publiques. L’Etat peut être considéré comme un utilisateur modèle des technologies nouvelles ; il est de ce fait le moteur de développement de ce nouveau moyen d'échanges.
Cette stratégie a permis d’atteindre des résultats encourageantes à travers :
- L’institution d’un moyen de paiement électronique tunisien, le « e-dinar » comme outil de paiement permettant le développement du commerce électronique B to C et B to A. des paiements par le e-dinar depuis son lancement ont été réalisés pour le paiement en ligne de factures téléphoniques et des inscriptions universitaires à distance, de factures d’électricité, de gaz (STEG) et d’eau (SONEDE) de même qu’ à travers le développement des galeries marchandes virtuelles à l’instar de celle de la Sté Magasin Général (www.msg.com.tn), du site de i-bureau (www.ibureau.com.tn), de la poste tunisienne pour la vente de fleurs et de timbres (www.laposte.tn )…
- L’augmentation du nombre des internautes pour atteindre plus de 500.000 internautes
- Parallèlement et pour promouvoir le développement du commerce électronique, le FOPRODEX (Fonds de Promotion des Exportations) octroie des aides allant jusqu’à 50% du coût de la mise en place d’un site web pour toutes les entreprises tunisiennes .
En outre, le projet de galerie marchande de la société Magasin Général, sus-indiquée (www.msg.com.tn), est de nature à permettre d’introduire le commerce électronique chez les ménages tunisiens et d’ouvrir des perspectives prometteuses pour le B2B dans le domaine des circuits de distribution auprès du commerce de détail.
Ce qu'il faut savoir du Commerce électronique ?
Le e-business (Les Affaires Electroniques)
Le e-business est un outil qui, dans la mesure où il est utilisé efficacement, peut rehausser la productivité et la rentabilité des entreprises en agissant sur les liens qu’elles entretiennent avec leurs fournisseurs, leurs clients et leurs concurrents.
Le e-business n’est pas un phénomène nouveau. Il existe depuis que les entreprises ont commencé à automatiser leurs procédures administratives. On peut le considérer comme outil nouveau. Il est de ce fait le prolongement logique du téléphone, du photocopieur, de l’ordinateur et du télécopieur.
L’émergence des technologies liées à l’Internet a provoqué une véritable explosion des occasions d’affaires s’offrant aux entreprises intéressées à s’ouvrir aux affaires électroniques. L’utilisation d’Internet accroît considérablement la souplesse des entreprises en leur permettant d’accéder rapidement à l’information, ce qui élimine plusieurs des obstacles freinant leur croissance. Le commerce électronique peut faciliter tous les aspects de la gestion de la chaîne d’approvisionnement, incluant la recherche et l’obtention de produits et de l’information, la gestion des commandes et l’administration des ventes.
Le terme « e-business » désigne « tout genre d’échange d’affaires effectué sur Internet, incluant non seulement les transactions d’achat et de vente, mais aussi le service à la clientèle ainsi que la communication et la collaboration entre partenaires d’affaires et employés. Le e-business peut prendre cinq formes principales :
|
les transactions électroniques interentreprises (en anglais : B2B pour « business-to- business ») ; |
|
le commerce électronique au détail (en anglais : B2C pour « business-to-consumer ») ; |
|
les transactions électroniques de consommateur à entreprise (en anglais : C2B) ; |
|
les transactions électroniques interconsommateurs (en anglais : C2C ) ; |
|
Les transactions électroniques entre les entreprises et l’Administration (en anglais: B2G “business to governement”). |
Les deux premières formes sont celles qui touchent les PME tunisiennes de plus près . Le commerce électronique est une branche du « e-business » qui touche la vente de produits et de services sur Internet. Les activités de commerce électronique peuvent inclure :
|
le commerce électronique au détail (« e-tailing ») ou la mise en place de vitrines virtuelles, avec catalogues en ligne, sur des sites Internet, qui sont parfois mêmes regroupés en centres commerciaux virtuels ; |
|
les systèmes d’EDI (échange de données informatisées), c’est-à-dire l’échange entre entreprises de données informatiques structurées ; |
|
l’utilisation du courrier électronique comme véhicules pour rejoindre clients actuels et potentiels ; |
|
l’achat et la vente de produits et de services entre entreprises. |
Les transactions électroniques interentreprises comportent de nombreux avantages. Elle permettent, entre autres, de :
- réduire les coûts d’approvisionnement ;
- réduire les erreurs d’entrée et de traitement de données ;
- réduire les coûts d’inventaire ;
- réduire les délais de mise en marché ;
- augmenter la portée commerciale de l’entreprise ;
- améliorer le service à la clientèle.
Le commerce électronique au détail comporte de nombreux avantages pour les consommateurs. Il leur donne accès à :
|
un plus vaste choix ; |
|
une façon de magasiner plus pratique ; |
|
des renseignements plus complets ; |
|
de plus bas prix. |
Pour les entreprises, le commerce électronique au détail présente les avantages suivants :
|
il leur procure un contact direct avec leurs clients ; |
|
il leur évite d’avoir à investir dans des points de vente au détail statiques ; |
|
il leur permet de rejoindre un plus grand nombre de clients; |
|
il raccourcit la chaîne d’approvisionnement ; |
|
il peut améliorer le flux de trésorerie du fournisseur. |
Qu'est-ce que le commerce électronique ?
L'expression « commerce électronique » est souvent associée à la vente de produits ou de services sur Internet. Les transactions peuvent s'effectuer entre votre entreprise et un nouveau client, mais vous pouvez aussi faire des affaires avec des clients existants ou même avec d'autres entreprises. On parle de commerce grand public quand une transaction financière concrète se produit, qu'il s'agisse d'une transaction bancaire personnelle ou de l'achat d'un produit, et de commerce entre entreprises lorsque des sociétés traitent avec leurs fournisseurs en ligne. C'est à ce moment que les fournisseurs font leur facturation et se font payer en ligne.
Cette définition est volontairement large : tout ce qui permet de vendre plus, d’acheter dans de meilleures conditions, de fidéliser un client au travers du réseau, relève du commerce électronique.
Il peut y avoir commerce électronique sans paiement : les achats réalisés en ligne par les entreprises ne sont généralement pas réglés au travers de l’Internet, mais par des circuits classiques : chèque, LCR ou virement.
L’avant-vente est aussi du commerce électronique : avant de vendre en ligne (80% de ses ventes passent désormais par l’Internet), le constructeur d’équipements de télécommunication Cisco avait commencé par créer un service d’assistance technique, réussissant l’exploit d’améliorer la satisfaction de ses clients tout en réduisant ses coût de SAV.
Enfin, pour les entreprises, le commerce électronique concerne aussi bien l’achat que la vente : ainsi, la grande distribution réalise 80% de ses achats sous forme électronique ; et les constructeurs automobiles du monde entier s’allient pour construire de gigantesques « places de marché » électroniques sur l’Internet dans le but d’optimiser leurs achats, de réduire leurs coûts et de travailler en flux toujours plus tendus.
Examinons donc pas à pas la transaction type faisant appel au commerce électronique.
1. Vous devez d'abord concevoir un site qui permettra aux clients éventuels de trouver vos produits et services. Le client parcourra votre catalogue électronique et choisira des articles qu'il ajoutera à son chariot.
2 . Une fois que le client aura fini de faire son choix, il trouvera un formulaire de commande en ligne. Habituellement, il doit inscrire son nom, son adresse, etc.
3 . Le calcul du total et des taxes et la prise en compte des renseignements relatifs à l'expédition (qui est habituellement basée sur le lieu de livraison), du numéro de carte de crédit (si le paiement se fait par ce moyen), de la date d'expiration et de l'adresse d'expédition se font ensuite à l'aide d'un logiciel de traitement des commandes. Le formulaire doit être sécuritaire.
4. Le logiciel de traitement des paiements crypte le total de la commande et les renseignements relatifs au paiement et communique avec l'entreprise émettrice de la carte de crédit afin de vérifier la validité du numéro de carte de crédit et de s'assurer que le montant total ne dépasse pas la limite de crédit du détenteur.
5 Une fois l'autorisation obtenue, un message est habituellement transmis immédiatement au client et au marchand qui vérifie la commande, et celle-ci est traitée.
Selon le niveau de complexité du logiciel et s'il y a, chez le marchand, intégration entre le système de gestion des stocks et les autres systèmes dorsaux et le magasin, les clients peuvent même être capables de suivre pas à pas leurs commandes le long du processus d'expédition.
Pourquoi se brancher ?
Toutes sortes de raisons peuvent inciter les entreprises à s’engager dans le commerce électronique. Parmi celles-ci, les principales sont sans doute le besoin ou le désir de :
|
protéger la place qu’elles occupent dans la chaîne d’approvisionnement ; |
|
projeter l’image d’une entreprise dynamique et avant-gardiste ; |
|
rejoindre un plus vaste marché ; |
|
augmenter leur visibilité ; |
|
renforcer leurs liens d’affaires actuels ; |
|
être à la hauteur des exigences de leurs clients et fournisseurs ; |
|
offrir de nouveaux services ; |
|
réduire leurs coûts ; |
|
se doter d’une gestion d’inventaire « juste à temps ». |
Est-ce que je devrais être sur le Web ?
La décision de s'afficher sur le Web ne devrait pas être prise à la légère. Il y a de nombreux facteurs à prendre en considération : Vos clients sont-ils branchés ou le seront-ils ? Y a-t-il des marchés inexploités auxquels on peut avoir accès en ligne ? Quelles sont les stratégies déployées par mes concurrents ? Cela présente-t-il de nouvelles occasions d'affaires ou de nouvelles sources de recettes ? Quelles sont les tendances en affaires? Quelles sont les stratégies de mon entreprise ? De quelles ressources est-ce que je dispose ?
En d'autres termes, vous devez définir les buts de votre entreprise et savoir qui sont vos concurrents directs et indirects.
Internet peut élargir considérablement les assises de votre marché, ce qui veut dire que votre marketing devra être largement attrayant pour plaire à des clients provenant de divers horizons géographiques. Il faut que vous soyez prêt à faire face à un accroissement de la demande et que vous vous demandiez si votre ligne de produits peut être livrée de manière économique et convenable. Le fait d'aller en ligne présente certains avantages économiques importants, comme la réduction du loyer, de la main-d’œuvre, des stocks et des coûts d'impression. Il ne faut pas perdre de vue cependant que le transfert de votre entreprise sur le Web ne règlera aucun problème. Si votre entreprise de briques et de mortier ne fonctionne pas bien, le fait d'aller en ligne ne fera qu'aggraver le problème.
Où votre entreprise se situe-t-elle par rapport aux six phases du commerce électronique ?
Il y a encore beaucoup de PME qui n’ont entrepris aucune forme d’affaires électroniques. Mais celles qui le font passent habituellement par l’une ou plusieurs des six phases suivantes :
Phase 1 : « Bonjour. Je suis branché moi aussi. » — L’entreprise qui est à ce stade s’est déjà dotée d’une page Web mais celle-ci n’est pas très structurée. Elle n’est pas équipée d’un moteur de recherche. On n’y retrouve qu’une partie des renseignements sur les produits de l’entreprise. Elle n’offre aucun lien vers le prix courant des articles en stock ou vers d’autres informations mises à jour de façon dynamique et ne permet pas aux visiteurs de communiquer avec l’entreprise. En somme, ce n’est ni plus ni moins qu’une brochure en ligne.
Phase 2 : Un site Web bien structuré — Le site Web a maintenant une structure plus élaborée. Il est muni d’un moteur de recherche qui permet d’accéder à divers renseignements à l’aide de mots clés, toutes les informations de base sur l’entreprise y sont disponibles et on peut y échanger des messages avec des employés de certains services, tels que les ventes, le marketing, etc. Il suffit pour ce faire de cliquer sur un bouton clairement identifié apparaissant sur le site Web.
Phase 3 : Premiers pas dans le monde du commerce électronique — L’entreprise tente de vendre des renseignements ou des services en ligne. Le système n’est pas encore relié aux bases de données de l’entreprise par le biais de son réseau Intranet. Il est lent, coûteux et les échanges d’information n’y sont pas bien protégés. Il n’existe aucun moyen de relier les logiciels qui gèrent les transactions en ligne de l’entreprise à ceux d’une autre entreprise. Bref, un tel système de commerce électronique fonctionne un peu comme un catalogue en ligne.
Phase 4 : Un système de commerce électronique efficace
— Le site Web de l’entreprise est directement relié à ses systèmes patrimoniaux, c’est-à-dire aux systèmes que l’entreprise utilise depuis des années pour accumuler des données sur ses différents clients, par le biais du réseau Intranet. La connexion à l’Intranet permet aux employés d’avoir accès aux renseignements stockés sur les bases de données internes de l’entreprise et d’échanger des données avec des clients ou d’autres entreprises en utilisant des protocoles de transmission de données sécurisés : à ce stade-ci, le commerce électronique permet à l’entreprise de réaliser des économies et le système commence à être rentable.
Phase 5 : Le commerce électronique à grand rayonnement — L’aide de n’importe quel appareil contenant une puce (téléphone cellulaire, voiture, etc.) ; les gens peuvent maintenant obtenir une connexion électronique avec les données de votre entreprise et transmettre ou recevoir les informations nécessaires à l’exécution de différentes activités d’affaires électroniques.
Phase 6 : L’ordinateur global
— Tous les appareils à microprocesseurs seront reliés entre eux, créant ainsi une immense ressource d’information. Ces appareils seront en mesure d’échanger n’importe quel type d’information dans un langage orienté objet. Toutes les applications seront compréhensibles pour eux. Les problèmes seront donc résolus sans que les utilisateurs sachent d’où provient la solution.
La plupart des PME déjà branchées sur Internet se situent quelque part entre les phases 2 et 3. Quelques-unes se dirigent vers la phase 4, qui constitue pour l’instant la destination ultime de la très grande majorité des PME.
Les clés d’une mise en œuvre réussie
Les entreprises qui réussissent le mieux à faire la transition vers le commerce électronique sont celles qui ont compris que :
• malgré son importance, la technologie ne doit en aucun cas avoir préséance sur l’amélioration des procédés d’affaires ;
• il est judicieux de faire appel aux compétences de ressources externes, mais les entrepreneurs doivent absolument diriger leurs projets et en conserver le contrôle ;
• la refonte des procédés d’affaires exige une vision qui va au-delà de l’entreprise elle-même et probablement aussi au-delà de ses clients et fournisseurs directs ;
• il est nécessaire pour les entreprises de modifier leur façon de fonctionner; il ne s’agit pas simplement d’automatiser leurs procédures habituelles ;
• leur réflexion doit se situer à l’extérieur des limites conventionnelles ;
• il est important d’avancer avec prudence, mais il convient de se laisser guider par un certain sentiment d’urgence.
La loi relative à l'initiative economique
La loi n° 2007-69 du 27 décembre 2007, relative à l'initiative économique vise à encourager l'initiative privée pour la création d'entreprises à travers l'amélioration du climat des affaires, l'ouverture de nouvelles perspectives devant les agents économiques, l'impulsion de l'investissement privé et le développement des exportations.
Cette loi comporte 49 articles répartis sur 10 chapitres allant des dispositions générales, à la facilitation des procédures de création d'entreprises et des méthodes de gestion, la protection des actionnaires et des associés et la promotion des micro- entreprises.
Ces chapitres concernent également des mesures à caractère social, des procédures de facilitation du financement de la formation professionnelle, de développement des espaces économiques et l'encouragement du développement régional, outre le sauvetage des entreprises en difficulté et leur reprise.
L'article 8 de cette loi donne la possibilité à l'entrepreneur de désigner le local de sa résidence ou une partie de ce local, en
tant que siège social de l'entreprise ou pour l'exercice d'une activité
professionnelle pendant une période ne dépassant pas cinq années à partir de
la date du début de l'activité, et ce conformément aux conditions suivantes:
- L'activité professionnelle doit être exercée exclusivement par les
habitants dudit local.
- Le promoteur doit occuper le local en tant que résidence principale.
- L'activité à exercer doit être du type d'activité ne demandant pas une
fréquentation importante des clients, une réception ou une livraison de
marchandises et n'ayant pas d'impact sur l'environnement.
Le promoteur est tenu de déposer une déclaration auprès des services
municipaux compétents pour l'exercice d'une activité professionnelle dans un
local destiné initialement à l'habitation.
Pour télécharger le texte de la loi relative à l'initiative économique, cliquez ici .
Définitions des termes liés au commerce électronique (lexique)
Voici quelques termes couramment utilisés dans les domaines de l’Internet et de e-business. La plupart des appellations présentées ici sont assez largement acceptées et ont généralement le même sens pour les gens qui les utilisent. Par contre, l’emploi de certains termes, qui n’ont pas la même signification aux yeux de tous, est encore quelque peu controversé. Les termes susceptibles de faire l’objet de différentes interprétations sont accompagnés de notes à cet effet.
Qu'est-ce qu'un site Web?
Un site Web est une série de pages conçues au moyen du HTML (langage hypertexte). Celles-ci permettent d'afficher du texte et des graphiques quand on se sert d'un fureteur Web, c'est-à-dire de Netscape ou d'Internet Explorer, pour les visualiser. Avec l'aide d'autres langages et d'autres technologies, on peut aussi faire jouer une bande sonore ou une bande vidéo ou récupérer de l'information. Un site Web peut être extrêmement attrayant, instructif et divertissant, mais il peut aussi être tout à fait statique.
Un site Web statique est un site dans lequel la communication ne se fait que dans un sens, ce qui ne permet pas de véritable interaction. Un site Web d'affaires vraiment efficace est un site qui offre aux clients quelques méthodes qui leur permettent de faire part de leurs observations, de poser des questions et de chercher l'information pertinente à l'intérieur du site.
Voici quelques-uns des éléments d'un site Web interactif des liens pour le commerce électronique ; des formulaires électroniques qui constituent un moyen par lequel les clients peuvent faire des commentaires ; des moyens de recherche ; une connexion à des bases d'information à l'usage des clients.
Adresse URL (Universal Resource Locator) – L’adresse spécifique de chaque page d’information accessible sur le Web.
E-business (Affaires électroniques) échanges d’affaires de toutes natures effectués sur Internet. Les affaires électroniques ne se limitent pas aux seules activités d’achat et de vente, mais englobent aussi le service à la clientèle ainsi que la communication et la collaboration entre partenaires d’affaires et employés. (Voir la définition de « commerce électronique » un peu plus bas).
« Les affaires électroniques (E-business) regroupent toute activité effectuée par une entreprise sur un réseau informatique. » Si les grandes entreprises de recherche de marché présentent des portraits si différents de la taille et de l’évolution du marché des affaires électroniques, c’est en partie à cause du manque d’uniformité des définitions utilisées par les uns et les autres. Par exemple, dans la définition que donnent certains organismes du commerce électronique, on mentionne l’utilisation du courrier électronique, du télécopieur ou du téléphone pour passer des commandes alors que pour d’autres, ces activités ne relèvent pas du tout du commerce électronique.
Applications d’arrière-guichet (Back-office) pour le commerce électronique : Logiciels de base qui enregistrent et comptabilisent les transactions en ligne.
Base de données : Ensemble de données structuré de façon à permettre la recherche et l’extraction d’informations spécifiques et qui permet de faciliter l’envoi de renseignements ou de messages promotionnels à un sous-groupe précis de clients.
.com : Dans le jargon des internautes, cette expression est utilisée à toutes les sauces pour désigner tout ce qui a un rapport quelconque avec l’univers des affaires électroniques.
Commerce électronique : La vente et l’achat de produits et de services sur Internet, utilisant principalement le World Wide Web. Le commerce électronique regroupe plusieurs types de transactions : les transactions interentreprises (B2B pour « business to business »), le commerce électronique au détail (B2C pour « business to consumer »), les transactions interconsommateurs (C2C pour « consumer to consumer ») et les transactions de consommateur à entreprise (C2B pour « consumer to business »).
Coupe-feu (fire-wall) : Dispositif servant à isoler un réseau privé d’Internet en neutralisant les connexions sur certains ports et qui assure ainsi la confidentialité et la protection des données et renseignements échangés sur le réseau privé.
Courrier électronique : échange de documents numériques sur Internet.
EDI (échanges de données informatisées) : Technologie plus ancienne utilisée pour l’échange, entre différentes organisations, de données structurées, directement d’ordinateur à ordinateur.
En ligne : Branché sur Internet.
Ethernet Technologie permettant de relier des ordinateurs sur un réseau Intranet.
Extranet : Prolongement d’un réseau Intranet permettant à des partenaires d’affaires d’échanger de l’information protégée sur Internet.
Fournisseur de services applicatifs (ASP pour Application Service Provider) – Société offrant, par le biais d’Internet ou d’autres réseaux de communication, une gamme de logiciels d’application et/ou de services afférents à partir d’un site central.
Fournisseur de service Internet (FSI) : Un FSI vous raccorde à Internet, tandis que l’hôte fournit un espace sur son serveur pour votre site de cybercommercee. Souvent, une société offre les deux services. Les clients assument ordinairement des frais mensuels basés sur des facteurs comme l’espace de stockage sur le site et la largeur de bande.
Les hôtes Web commencent à offrir, en contrepartie des frais de stockage mensuels, des solutions de commerce électronique, comme un programme de création d’un magasin, voire des services de développement. Encore une fois, cela n’inclut ordinairement pas le compte du marchand ou les frais de traitement des paiements.
Hors ligne : Qui n’est pas branché sur Internet.
HTML (Langage de balisage hypertexte) < (HyperText Markup Language) – Langage utilisé pour la création de pages Web et qui définit la taille, la forme, la couleur et la position d’éléments de texte et d’éléments graphiques.
HTTP (Protocole de transfert hypertexte) < (HyperText Transfer Protocol ) – Le protocole de communication le plus utilisé sur le World Wide Web.
Internet : Réseau informatique planétaire auquel sont raccordés des réseaux d’ordinateurs différents reliés par des passerelles qui gèrent le transfert des données et la conversion des messages du réseau de départ vers les protocoles utilisés par les réseaux de destination. Ces réseaux et passerelles utilisent les protocoles TCP-IP. Le
Intranet : Réseau privé fonctionnant à l’aide des mêmes technologies que l’Internet, mais qui est réservé à un groupe restreint d’utilisateurs.
Logiciels d’application : Programmes informatiques servant à aider un utilisateur à faire un certain travail. Il est important de distinguer ce terme du terme logiciels de base qui désigne les logiciels associés à l’exploitation d’un ordinateur.
Logiciels de base : Logiciels associés essentiellement à l’exploitation d’un ordinateur, par opposition au terme logiciels d’application, qui désigne des programmes informatiques servant à aider un utilisateur à faire un certain travail.
Moteur de recherche : Service Web permettant à l’utilisateur d’interroger une base de données en se servant de mots clés et qui affiche ensuite le résultat de la recherche sous forme de pages Web.
Navigateur : Logiciel d’application capable d’accéder à différents types de ressources Internet et de les afficher sur l’écran d’un ordinateur. Les logiciels « Communicator » de Netscape et « Internet Explorer » de Microsoft en sont des exemples.
Nom de domaine : Le nom de domaine est l’adresse Internet. Elle permet aux gens de vous trouver sur le Word Wide Web. Exemple de noms de domaines : www.votresociété.com ou www.votresociété.com.tn
PME : Petites et moyennes entreprises.
Portail : Site Web servant de porte d’entrée sur Internet et donnant accès à une foule d’informations et de services regroupés de manière à intéresser un auditoire bien précis. Les portails s’adressent habituellement à des gens qui partagent les mêmes intérêts (par exemple, des groupes œuvrant dans certaines industries, des groupes religieux, des gens qui ont les mêmes loisirs, etc).
Portail vertical : Portail spécialisé visant un secteur d’activités ou un groupe d’intérêt bien précis.
Porter : Action d’adapter un logiciel d’application conçu pour fonctionner sur une plate-forme informatique donnée (par exemple : Intel/Microsoft) de façon à lui permettre d’être exécuté sur une autre plate-forme (par exemple : Apple).
Protocoles : Ensemble des règles (ou des normes techniques) gouvernant les interactions entre ordinateurs et applications.
Protocole de contrôle de transmission/Protocole Internet (TCP-IP) < (Transmission Control Protocol/Internet Protocol) – L’ensemble des protocoles sur lesquels repose Internet et qui permettent la communication entre ordinateurs.
Réseau : Connexion de deux ordinateurs ou plus, leur permettant de partager des ressources.
Réseau à valeur ajoutée (RVA) : Réseau de communication offrant des services allant plus loin que le simple échange de données (il peut s’agir par exemple d’un réseau qui traite les données de facturation en plus de leur acheminement).
Réseau étendu (WAN) < (Wide Area Network) – Système de communication reliant entre eux des réseaux locaux, qu’on retrouve souvent dans les collèges et universités.
Réseau LAN (Réseau local) < (Local Area Network) – Groupe d’ordinateurs situés en un seul et même endroit et qui sont reliés entre eux. Habituellement, les ordinateurs d’un réseau local sont reliés avec une connexion haute vitesse.
Réseau privé virtuel (RPV) : Type particulier d’Intranet offrant souvent des services additionnels et/ou des caractéristiques de sécurité supplémentaires.
Serveur : Ordinateur qui fournit un ou plusieurs services à un ou plusieurs logiciels clients avec lesquels il est relié par réseau. En voici deux exemples : un serveur fax qui gère l’envoi et la réception des télécopies dans une grande entreprise et un serveur de base de données où tous les fichiers de l’entreprise sont stockés et qui les distribue aux applications qui en font la demande (si elles sont autorisées à obtenir l’information).
Systèmes patrimoniaux : Applications informatiques issues d’une génération précédente et ayant été conçues pour traiter des paquets d’informations (transactions). Ces applications étaient habituellement conçues pour répondre aux besoins d’un client bien précis. Plusieurs de ces applications sont encore utilisées par des logiciels d’affaires clés, ce qui fait que les systèmes de commerce électronique doivent avoir accès aux données qu’elles contiennent (pour les mettre à jour ou les extraire).
Web : constitue un ensemble de systèmes hôte qui permet d’accéder aux services disponibles sur Internet via le protocole HTTP (utilisé pour l’échange de données). Les informations Web sont généralement publiées au format hypertexte ou hypermédia à l’aide du protocole HTML (pour l’affichage d’informations sous forme d’images). Internet est utilisé tant pour les affaires que pour les loisirs et est devenu LE réseau informatique qui supplante tous les autres.
Webmestre : (webmaster) Personne responsable de la maintenance d’un site Web. La plupart des serveurs Web permettent l’envoi de courriels au webmestre. Par exemple, on peut communiquer avec le webmestre du http://www.foobar.org/ en envoyant un courriel au webmestre@foobar.org.
World Wide Web : Le terme World Wide Web, utilisé aussi sous la forme WWW ou 3W, désigne un ensemble de systèmes hôte qui permet d’accéder aux services disponibles sur Internet au moyen d’un navigateur Web et non la totalité du réseau Internet.
XML (Langage de balisage extensible) < (Extended Markup Language) – Version améliorée et étendue du langage HTML.
Télécharger nos brochures sur le e-commerce
Dépliant d'information sur le e-commerce
Pannaux
|